Réparation d’une machine sous vide

S’il y a bien un sujet avec lequel on ne badine pas, c’est la nourriture. Et au sommet de la nourriture, il y a la saucisse de Molène faite par les bénévoles de la SNSM.

Cet été, un bénévole est venu nous soumettre un problème de taille : la pièce maîtresse de ses deux vieilles machines sous vide est cassée, ce qui ne lui permet plus de les utiliser. À quoi bon racheter une machine pour un petit bout de plastique cassé ?

La pièce fautive, dont les deux ergots sont cassés

Sur cette pièce, il y avait deux ergots percés, qui permettaient à une pièce de pivoter. Nous allons donc tenter de modéliser cette pièce à l’aide d’un bon vieux pied à coulisse et d’un réglet. Vu la forme de la pièce, ce n’est pas gagné.

La pièce, simplifiée

Les courbes, visibles sur la photo, sont une plaie à modéliser. Nous simplifions donc le modèle, comme vous pouvez le constater, en croisant les doigts pour que le vide d’air se fasse bien. A priori, les courbes ne sont pas responsables de l’étanchéité, tout devrait donc bien se passer.

Nous profitons également de refaire la pièce pour renforcer les morceaux qui avaient cassé sur la pièce d’origine : les ergots sont beaucoup plus épais, et ne devraient pas nous lâcher !

La pièce, après quelques heures d’impression

Cette fois-ci, l’impression est relativement longue : là où il nous fallait 45 minutes pour une fixation de penderie, il nous faut quasiment 4 heures pour cette pièce beaucoup plus complexe, mais le résultat est là.

La pièce, dans son milieu naturel

L’imprimante 3D fait toujours des merveilles : au remontage, la pièce blanche, servant à enfiler le sac congélation, se monte parfaitement sur la pièce que nous avons fabriquée. Et la nouvelle pièce rentre parfaitement dans la machine. Esthétiquement, c’est un succès !

Le test dit « de la côté de porc »

Au premier test, la tension est palpable… mais la machine fonctionne et enlève brillamment l’air résiduel autour d’une côte de porc. Il reste à savoir si la machine tiendra sur le long terme.

Test en grandeur réelle !

Et le test grandeur nature ne se fait pas attendre. Le jour-même, la machine dotée de sa toute nouvelle pièce sera utilisée pour mettre sous vide 160 saucisses de Molène, fraîchement fumées par les bénévoles de la SNSM, en direction du festival « Les Insulaires ! » qui se tient sur l’île de Batz.

La fabrication de cette pièce est intéressante :

  • nous avons triché en simplifiant la forme de la pièce d’origine
  • nous avons amélioré la pièce d’origine en renforçant la zone fragile

Au final, tout s’est bien passé, mais nous apercevons la limite de l’impression 3D, à savoir la difficulté de modélisation. Lorsqu’il faut modéliser une pièce très complexe, l’idéal est d’utiliser un scanner 3D, quitte à remodifier la pièce scannée pour l’améliorer.

À demain pour un nouvel atelier !

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